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Cinq casquettes, une seule personne : le vrai quotidien d'une entrepreneuse solo

  • Janika
  • 5 août
  • 4 min de lecture

Community manager le matin. Comptable le midi. Home organiser l'après-midi. Photographe et graphiste le soir. Et parfois, toutes ces casquettes le même jour, dans le même après-midi, sans transition ni pause déjeuner digne de ce nom.


Voilà ce que personne ne voit quand on découvre Life Staging by Janika sur les réseaux sociaux ou sur ce blog.


une entrepreneuse qui fait tout: community manager, home organiser, comptable, photographe et graphiste

Ce que les photos ne montrent pas


Une photo avant/après, ça se prépare, ça se cadre, ça se prend au bon moment. Ce qu'on ne voit jamais, c'est tout ce qu'il y a autour.


C'est contacter une mairie ou une association pour proposer un atelier, puis attendre une réponse qui met parfois des semaines à arriver, si elle arrive.

C'est réfléchir au contenu de cet atelier : combien de temps, quel message principal, comment le rendre vraiment utile en une heure.

C'est se demander, pour chaque nouvelle cliente, quelle formule lui correspond vraiment : un accompagnement en groupe à distance, une formule en autonomie avec un plan d'action, ou une présence complète sur plusieurs jours.


La bonne réponse n'est jamais la même, et il n'y a personne d'autre dans la pièce pour trancher à ma place.


C'est aussi, tenir un agenda qui tient la route : caler une visite diagnostique, laisser de la place pour rédiger un post, ne pas se retrouver à faire trois choses différentes en même temps parce qu'on a mal anticipé sa semaine. Et il ne faut pas oublier la famille et les activités personnelles.


Entreprendre seule, c'est prendre toutes ces décisions sans personne à qui déléguer. Pas de collègue pour relire un texte, pas d'associé pour trancher sur une offre, pas de photographe ou de graphiste sous la main quand on manque de temps. On apprend sur le tas, on tâtonne beaucoup, et on avance quand même.


Entrepreneuse solo : on n'est jamais aussi seule qu'on le croit


Il y a des jours où tout s'enchaîne bien : une mission qui se passe à merveille, un post qui trouve son public, une nouvelle cliente qui prend rendez-vous. Et il y a d'autres jours, plus silencieux, où on doute, tout simplement. Un atelier proposé qui reste sans réponse. Une offre qu'on retravaille pour la troisième fois parce qu'elle ne semble toujours pas assez claire.

Ce sont ces jours-là, les coulisses qu'on ne montre presque jamais. Pas par honte, mais parce qu'on préfère partager ce qui avance plutôt que ce qui stagne.


Ce qui aide, dans ces moments-là, c'est de trouver d'autres personnes qui vivent la même chose. J'ai récemment échangé avec une autre entrepreneuse solo, pour qu'on s'épaule un peu dans le quotidien. Rien d'officiel, juste deux personnes qui se comprennent sans avoir besoin de tout s'expliquer. Ça ne remplace pas une équipe, mais ça rappelle qu'on n'avance jamais vraiment toute seule, même en travaillant seule.


Les petites victoires qui comptent


En juillet, il y en a eu plusieurs, et aucune n'avait de quoi faire la une d'un magazine.


La première : voir ma toute première publicité imprimée. Rien d'extraordinaire pour qui ne sait pas tout ce qu'il y a derrière. Pour moi, c'était la preuve concrète que ce travail invisible finit par se voir, littéralement, sur du papier.


La deuxième : une vidéo qui a dépassé toutes mes attentes en termes de portée. Rien de calculé, juste une idée simple qui a fini par être visible auprès de gens qui ne me connaissaient pas la veille encore.


Aucune de ces victoires ne va changer ma vie du jour au lendemain. Mais elles s'accumulent, et c'est justement leur nombre qui compte plus que leur taille.


Ce qui fait vraiment tenir


Ce n'est pas les paillettes qui font avancer une entreprise seule. C'est la passion du métier, tout simplement, celle qui reste intacte même les jours de doute.


Ce qui me fait tenir, très concrètement, c'est le retour des gens. C'est l'attitude d'une cliente qui change en même temps que sa pièce. Une personne qui arrive un peu tendue, presque gênée de me montrer le désordre, et qui repart avec une posture différente : plus légère, plus confiante, fière de ce qu'elle vient d'accomplir.


C'est aussi le fait d'apprendre quelque chose de nouveau presque tous les jours. Un jour c'est une astuce de tri, un autre jour c'est comment mieux cadrer une photo, ou comment présenter une offre plus clairement. Cette polyvalence, qui pourrait sembler épuisante sur le papier, est en réalité ce qui me plaît le plus dans ce métier. Elle m'empêche de m'ennuyer, et elle me rappelle chaque semaine pourquoi j'ai choisi cette vie plutôt qu'une autre, plus confortable peut-être, mais beaucoup moins vivante.


Alors non, je n'ai pas d'équipe, pas de collègue de la machine à café, et une to-do list qui ressemble parfois à un inventaire à la Prévert. Mais chaque tâche accomplie sans bruit, chaque petite victoire qu'on oublie de fêter, c'est exactement ça qui construit une entreprise solo, un pas après l'autre.


Et vous, votre liste de tâches à vous, elle ressemble à quoi ? Il y a sûrement une tâche que vous détestez, et une autre qui vous surprend par le plaisir qu'elle vous donne.

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